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Daddy Love

Avec Daddy Love, Oates renoue avec un des genres dans lequel elle excelle : le noir-noir, le très foncé. On retrouve le ton désespéré de La Fille du fossoyeur et de Zombi.

...Quelques infos...

  • Titre original : Daddy Love
  • Année de publication : 2013
  • 1re édition en France: 2016
  • Traduit par Claude Seban
  • Éditeur : Philippe Rey
  • ISBN-13 : 978-2-84876-510-5
  • Nombre de pages : 272

...Selon l'éditeur...

Avec Daddy Love, Oates emmène son lecteur aux frontières de l’horreur. Une horreur qui commence dans le centre commercial où Robbie, cinq ans, l’enfant chéri des Whitcomb, est enlevé sous les yeux de sa mère.

Le ravisseur, un technicien du kidnapping, collectionne les petits garçons dont il se débarrasse dès qu’ils atteignent onze ou douze ans. Devenu « Gideon », Robbie va ainsi passer sept ans à « obéir » à Daddy Love afin de survivre aux traitements abominables que celui-ci lui fait subir.
Mais qui est Daddy Love ? Un homme charmant du nom de Chet Cash. Pasteur itinérant de l’Église de l’Espoir éternel, dont les prêches subjuguent l’assistance, c’est aussi un citoyen actif et estimé du village de Kittatinny Falls, un artiste admiré faisant commerce d’objets en macramé (fabriqués par Gideon), un homme que les femmes trouvent irrésistible. Tandis qu’il continue allègrement « d’éduquer » ses proies.
Et puis, soudain, le ciel ayant enfin, semble-t-il, décidé de se pencher sur cette affaire, Daddy Love est arrêté, Robbie retrouve sa famille. En apparence tout se passe bien… En apparence seulement, car pour nous faire vivre ce retour, Oates déploie de nouveau les raffinements d’une cruauté ravageuse que le lecteur ne manquera pas d’apprécier tout en se posant la question : Redevient-on un être normal après sept ans d’intimité avec un monstre ? Une intimité qui a par instants des résonances de complicité ?…

...L'avis de Groucho...

Avec Daddy Love, Oates renoue avec un des genres dans lequel elle excelle : le noir-noir, le très foncé. On retrouve le ton désespéré de La Fille du fossoyeur et de Zombi.
Avec Daddy Love, il est à désespérer de l'espèce humaine. On peut entrevoir ça et là quelques lueurs, mais nous sommes toujours tirés vers le fond, vers ce qu'il a de plus bas, de plus vil chez l'être humain.

Dans de roman, Oates nous décrit par le détail l'enlèvement et la séquestration comme jouet sexuel d'un jeune enfant par un détraqué.

Il n'y a que le talent d’Oates pour pouvoir écrire sans voyeurisme sur un tel sujet. Il y a comme un mal-aise à chaque fois que l'on reprend, puis referme le roman.

Comment cet auteur fait-il pour penser puis écrire de telles horreurs ? Comment faisons-nous pour les lire ?

C’est une histoire de dosage qui fait qu’Oates joue avec habileté avec nos sentiments mis à vif.

Pour notre plus grand bonheur, nous ne sommes jamais au bout de nos surprises avec cet écrivain.

Appréciation :      

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