Aller au contenu

Blonde

Nous savons tous ce que nous faisions lorsque nous avons appris un de ces événements qui marquent la vie de notre planète. Ces événements sont souvent tristes, mais aussi, et heureusement, certains plus gais.

...Quelques infos...

  • Titre original : Blonde
  • Année de publication : 2000
  • 1re édition en France: 2000
  • Traduit par Claude Seban
  • Éditeur : Stock
  • ISBN-13 : 978-2234052901
  • Nombre de pages : 992

...Selon l'éditeur...

"La Belle Princesse est condamnée à chercher dans les yeux des autres la confirmation de sa propre existence." Cette phrase résume bien la Marilyn étonnamment inédite que propose une grande dame de la littérature américaine. Il s'agit bien ici en effet de littérature : Joyce Carol Oates se glisse dans la peau de la star qu'elle interprète à sa manière, ignorant délibérément certains épisodes, en ajoutant consciemment d'autres. La star qu'on rencontre incarne avant tout une petite fille nommée Norma Jean, née de père inconnu, dans une famille frôlant la folie. Une jeune fille qui fit tout pour s'en sortir. Sans concession et admirablement raconté, le portrait fort et militant d'une grande actrice qui fut d'abord une femme victime d'un monde d'hommes.

...L'avis de Groucho...

Nous savons tous ce que nous faisions lorsque nous avons appris un de ces événements qui marquent la vie de notre planète.

Ces événements sont souvent tristes, mais aussi, et heureusement, certains plus gais. La mémoire est ainsi faite, qu'elle est d'abord émotive.

Ainsi je me revois parfaitement le jour et le lieu où j'ai appris la mort d'Elvis, celle de John Lennon et, plus près de nous, celles provoquées par des fanatiques religieux.
Pour nous lecteurs, cette mémoire peut aussi associer la lecture à des moments de notre vie.

Ainsi, je me revois parfaitement, en ces vacances de l'été 2002, dans notre jardin, à la fraîcheur déjà descendante du soir. La théière à portée d'une main et de l'autre tenant un Toscano laissant échapper sa fumée un peu âcre.

La puissance du cigarillo, adoucit par un thé noir de Chine, tout en dégustant Blonde. Une sainte trilogie, donnant un avant-goût de ce que pourrait être un paradis sur terre.
J'avançai dans ce roman, subjugué par cette écriture qui a la capacité de réinventer à chaque roman, à chaque paragraphe, à chaque page.

Quinze ans plus tard ? Il me reste de Blonde des moments d'émotions. Ceux que provoquent les romans de votre écrivain préféré, quand vous être en train de vous rendre compte que le roman que vous lisez est peut-être son chef d'oeuvre.
Avec quinze années de recul, il serait périlleux de vouloir porter un avis littéraire. Mais qu'importe, car après tout, que demande-t-on à un roman ? Sinon de susciter des émotions, des affects. À chaque lecteur de se donner la possibilité de faire remonter ses sentiments. Sentiments qui seront d'autant plus intacts qu'ils auront été intenses lors de la lecture.

Je ne sais pas si je relierais Blonde. Peut-être pas, pour conserver intacts ces instants de félicité.

Appréciation : 

Les derniers articles par Groucho (tout voir)

Laisser un commentaire